Par Jean-Emmanuel MpoumaLe Kamerun se trouve aujourd’hui dans une situation que nous pouvons qualifier de pré-révolutionnaire. En effet, les contradictions internes du système semblent avoir atteint un niveau de développement tel qu’il devient de plus en plus évident pour tout observateur quelque peu sérieux, qu’il ne sera bientôt plus possible ni aux forces conservatrices de Monsieur Biya de gouverner le pays comme auparavant, ni aux masses populaires de continuer à accepter d’être dominées de cette manière.