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Apr 11, 2013

Pour construire la démocratie, il faut en avoir la volonté politique

Djibril Karimu
Homme Politique 

Nous ne cessons de le rappeler aux journalistes : c’est bien le MANIDEM, lors d’une conférence de presse tenue le 28 novembre 2012 à son siège à Douala, qui a, le premier, révélé la tentative de coup d’Etat institutionnel que le RDPC et son chef préparaient contre le peuple du Kamerun. L’alerte avait été donnée par le Secrétaire Général du RDPC, Jean NKUETE, qui suppliait le Président de la République d’organiser en toute urgence les élections sénatoriales. Monsieur NKUETE servait en réalité de porte-parole. Le complot, bien ficelé, avait comme géniteur le Président BIYA. Avec plus de 9000 conseillers municipaux mal élus en 2007 sur 10600 et dont le mandat avait été prorogé pour 12 mois, le RDPC obtenait sans se fatiguer au moins 60 des 70 sièges de sénateurs mis en compétition. Une fois le sénat en place, M. BIYA pourrait désigner les 11 membres du Conseil Constitutionnel. Cette dernière institution, qui est censée réguler la vie institutionnelle de la République et qui proclame les résultats de tous les scrutins, est l’arbitre suprême du jeu politique de la Nation.

Feb 27, 2013

Paul Biya like Kamuzu Banda!

Tazoacha Asonganyi
by Tazoacha Asonganyi

This time around in Paris, Paul Biya was not faced with any complicated, philosophical question which would allow him to give the demeaning response of “best pupil...”One of the questions concerned his longevity in office. In response, he repeated what he has been saying for a long time: the ballot box is there; it is the people that decide.

Such answers echo what Dr. Hastings Kamuzu Banda, the Malawian dictator who was worshipped like a God used to say at political rallies: “People outside this country call me dictator. But I tell them this: if I am a dictator I am a dictator by the people’s will...” Who can beat that? Which dictator will not borrow such a leaf from him?

M. Paul Biya d’un discours à l’autre

Par Albert Moutoudou Secrétaire général de l’UPC 

- 31 décembre 2011 : « Nous voici au seuil de la première étape de notre « longue marche » vers l’émergence »
- 31 décembre 2012 : « Nous avançons résolument dans la voie de l’émergence » 
Le Cameroun n’était qu’un pays sous-développé, pudiquement désigné pays en développement par la langue du politiquement correct. A partir du 31 décembre 2011, M. Biya décréta que le pays se trouvait désormais sur le seuil de l’émergence. Comment aura-t-il préparé ses compatriotes à réussir ce bond qualitatif ? Il fait des annonces : Lom Pangar, le port en eaux profondes de Kribi, etc., laissant entrevoir des réalisations qui nous mènerons droit dans le camp des émergents que sont le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde, la Russie. Doit-on rappeler que ces pays émergents le sont devenus à la faveur de circonstances particulières qui, à part le cas de l’Inde qui est une vieille démocratie, ont en commun ceci : c’est D’ABORD l’abolition des dictatures (ou de l’apartheid qui en tenait lieu en Afrique du Sud), et des oligarchies locales et étrangères accomplissant leur besogne de prédation à l’abri de ces dictatures, qui fut le mouvement décisif des transformations d’Afrique du Sud et du Brésil tout autant que du changement de cap en Russie ? Dans le cas du Brésil par exemple la succession des dictatures militaires engluées dans une corruption larvée fut l’occasion de pomper et de brader le pays pendant des décennies. Et, depuis l’avènement de la démocratie qui a d’ailleurs permis de porter une femme à la tête du pays aujourd’hui, madame Dilma Roussef, le Brésil est au sixième rang économique.