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Oct 29, 2012

Limogeage du Père Lado : l’épiscopat kamerunais au service du pouvoir néocolonial

Par Abanda Kpama
Président national du MANIDEM

Le limogeage du père jésuite Ludovic LADO de son poste de vice-doyen de la faculté des sciences de gestion de l’Université Catholique d’Afrique Centrale et son affectation punitive à Dabou en Côte d’Ivoire, pays en guerre et où règne une grande insécurité, ont donné lieu à une passe d’armes très médiatisée entre les milieux intégristes bamilékés d’une part et de l’autre, les intégristes anti-bamilékés dont un bon nombre se recrute dans la hiérarchie des églises chrétiennes et les exécutifs de certains partis politiques.

Sep 5, 2012

Manifeste pour un front des forces progressistes et panafricanistes révolutionnaires



Par Ghonda Nounga
Membre du bureau politique du Manidem

Dans une conférence de presse en 1961, reprenant les thèses niaises de Senghor, son ami et mentor intellectuel, Ahmadou Ahidjo déclarait qu’en Afrique, il n’y a pas de classes sociales et par conséquent, point de luttes de classes. Inutile de dire qu’il tentait par-là de contredire le discours des militants de l’UPC et des combattants de l’ALNK. Mais à quoi Ahidjo attribuait-il donc le formidable acharnement des Kamerunais dans leur lutte contre le colon ? Certainement pas à la volonté chez ces Kamerunais de défendre les intérêts matériels et moraux des déshérités en quoi la colonisation les avait transformés. Peut-être, et c’est beaucoup plus plausible, à quelque tumulte inexplicable dans la fameuse « âme nègre. » Comme on le sait, un dictateur, c’est d’abord un ignorant ! 

Jul 10, 2011

Bourgeoisie, classe décadente, non montante

Guillaume-Henri Ngnépi

[Extrait de : Eléments de la problématique socio historique actuelle : contre la fascisation, dont vous trouverez d'autres extraits dans le No.003 de la Revue Alternative révolutionnaire.]

L'idée d'une bourgeoisie tropicale, non seulement faible face au capital colonial, néocolonial et international, mais aussi et surtout inutile et nocive au regard des tâches impérieuses de la libération et de la souveraineté des peuples dominés, date, dans le Tiers Monde, de penseurs révolutionnaires tel Frantz Fanon. Cette idée, chez cet auteur, relève d'un constat effectué, à dire vrai, dès avant 1960, peu auparavant. Qu'en est-il de la bourgeoisie africaine ou des bourgeoisies nationales africaines cinquante ans, et un peu davantage après les analyses de Frantz Fanon ?